Archives de catégorie : Acteurs des marchés des biens de consommation

L’objet est de travailler sur les acteurs, marchands ou non marchands qui participent à la construction sociale des marchés des produits de consommation aux XIXe et XXe siècles. Les acteurs marchands sont les entrepreneurs producteurs, commerçants ou négociants, les distributeurs, les consommateurs. Les acteurs non marchands sont les experts, les juges, les membres de l’administration, les scientifiques qui participent de près ou de loin à la définition de la qualité des produits.

Lecture de Jean-Pierre Jessenne, Les campagnes françaises entre mythe et histoire : XVIIIe-XXIe siècle, Paris, A. Colin, 2006, 285 p.

Jean-Pierre Jessenne est un historien ruraliste français de renom, spécialiste de la période révolutionnaire. Actuellement membre du groupe de recherche CNRS IRHIS (Institut de Recherches Historiques du Septentrion), il a mené une carrière académique prolifique, marquée par ses travaux sur l’histoire des campagnes françaises du XVIIIe au XXIe siècle. Ses recherches se distinguent par une approche novatrice au-delà les périodisations traditionnelles, et offrent une perspective de longue durée sur les transformations du monde rural. Professeur émérite des universités de Rouen et de Lille, Jessenne a également été membre du comité de rédaction de la Revue d’histoire moderne et contemporaine. Il a ainsi activement contribué au renouvellement historiographique dans son domaine.

Le travail de l’auteur s’inscrit dans une démarche novatrice visant à étudier la ruralité française sur le temps long, et dépasse les divisions traditionnelles entre histoire moderne et contemporaine. Cette approche permet d’analyser l’évolution des campagnes françaises du XVIIIe au XXIe siècle de manière continue et cohérente. L’auteur se propose de questionner la ruralité française en distinguant les mythes des « données confirmées par la recherche ». Cette démarche globale vise à déconstruire les idées reçues et les stéréotypes qui ont longtemps dominé la perception des campagnes. Il cherche à dépasser les modèles de pensée basés sur l’opposition simpliste entre ville et campagne. Il remet en question la notion de solidarité villageoise supposée, invitant à envisager la complexité et la variété des situations rurales. Cette approche permet de mieux comprendre les dynamiques sociales, économiques et culturelles qui ont façonné les espaces ruraux français au fil des siècles, avec une perspective plus nuancée et hors caricatures de la ruralité.

Continuer la lecture de Lecture de Jean-Pierre Jessenne, Les campagnes françaises entre mythe et histoire : XVIIIe-XXIe siècle, Paris, A. Colin, 2006, 285 p. →

Pròxim seminari : Tapers i comerciants entre França i Catalunya: la mobilitat en la configuració de la indústria surera catalana, (segles XVIII-XIX)

Rosa Ros Massana, Facultat de Ciències Econòmiques i Empresarials-Institut de Recerca Històrica, Universitat de Girona

Sala del FRAMESPA 16h-18h

El seminari serà en Català

Lecture : Fabrice Boudjaaba (dir.), Le travail et la famille en milieu rural : XVIe-XXIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, 281 p.

Fabrice Boudjaaba est un historien moderniste français, actuellement directeur de recherches au CNRS affecté au Centre de Recherches Historiques (CRH) depuis 2012. Ses travaux de recherche se concentrent principalement sur l’histoire des familles, la reproduction sociale, et les dynamiques économiques en milieu rural du XVIIIe au XXe siècle. L’auteur s’est particulièrement intéressé aux questions de transmission patrimoniale, d’alliances familiales, et de marchés fonciers dans la France préindustrielle. Son expertise dans ces domaines fait de lui une figure importante de l’historiographie contemporaine des sociétés rurales françaises.

L’ouvrage dirigé par Fabrice Boudjaaba s’inscrit dans un contexte de renouvellement historiographique significatif de l’histoire rurale et de l’histoire sociale. Ce renouveau se caractérise par un déplacement de l’attention des groupes sociaux vers les choix et trajectoires individuels, intégrant ainsi les apports de la microhistoire. Cette évolution méthodologique s’accompagne d’une influence croissante de la sociologie rurale sur les travaux historiques. Pendant une période, les paysans avaient suscité un certain désintérêt de la part des chercheurs, qui les considéraient comme un groupe social en voie de normalisation. Cependant, cette perception négligeait la spécificité des rapports entre l’individu et le groupe en milieu rural. L’ouvrage vient combler cette lacune en proposant une analyse approfondie du travail familial en milieu rural, un sujet qui gagne en importance dans la recherche historique contemporaine. Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large de l’historiographie française, qui vise à revisiter l’histoire des sociétés rurales avec un regard neuf, comme en témoigne le récent numéro thématique de la revue Le Mouvement social dirigé par Gérard Béaur.[1] Ainsi, le travail de Fabrice Boudjaaba et de ses collaborateurs contribue à une histoire rurale française dynamique, internationale et interdisciplinaire, qui s’efforce de dépasser les clichés anciens sur la ruralité tout en restant attentive aux spécificités des sociétés rurales.

Continuer la lecture de Lecture : Fabrice Boudjaaba (dir.), Le travail et la famille en milieu rural : XVIe-XXIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, 281 p. →

Histoire des mobilités alimentaires, jean Pierre Williot, 6 décembre 2023

Mercredi 6 décembre 2023 – 16h -18 h

Jean-Pierre Williot (Sorbonne Université, UMR 8138 SIRICE), « Histoire des mobilités alimentaires : sources et problèmes autour des restaurations et consommations dans l’espace des chemins de fer en France (XIX e – XXI e siècles) » . 

La séance aura lieu à la Salle J02, campus du Moulin à Vent, Perpignan. 

Séminari 5 d’abril : Lisard Palau.  El paper de la dona a les colònies industrials tèxtils de Catalunya (1880-1940)

Tenim el plaer de rebre aquest dimecres, en el marc del nostre seminari de recerca, en Lisard Palau Elchaco, Universitat de Barcelona, Grup de recerca Treball, institucions i gènere, Universitat de Barcelona.

Sala Taronja, BU, de les 4 a les 6 de la tarda

seminari : enric saguer, els masovers catalans en el segle XX

canvi agrari i transformacions socials

Enric Saguer Hom es professor titular a la universitat de Girona
Grup de recerca d’història rural

El seminari tindra lloc el Dimecres 30 de març de 2022 16h00 18h00

Sala Taronja (Formació 2) de la Biblioteca universitària


La sessió es pot seguir amb Zoom

Informació : nicolas.marty@univ-perp.fr

Alexis Spire, Faibles et puissants face à l’impôt, Paris, Raisons d’agir, 2012


Sociologue, directeur de recherche au CNRS, Alexis Spire travaille depuis plusieurs années sur les politiques d’immigration, et plus généralement sur le rapport inégal des sociétés envers l’administration. L’ouvrage de synthèse s’inscrit dans un débat disciplinaire en renouvellement sur les rapports de force et les intérêts sociaux face à l’institution. Le sujet connaît un prolongement dans plusieurs ouvrages en collaboration et une approche statistique sur les rapports d’acceptation et de résistance vis-vis des institutions étatiques1.

L’ouvrage contribue à la réflexion sur l’histoire sociale de l’économie.  Le regard porté sur l’impôt conduit à envisager sa transposition sur les acteurs de l’industrialisation et plus précisément sur les acteurs des marchés des biens de consommation.

L’auteur introduit son propos en rappelant le caractère structurant de l’impôt pour l’État en France et ses deux enjeux principaux : celui de la redistribution des revenus et celui de la juste répartition de l’impôt selon la catégorie à laquelle appartiennent les contribuables. Il s’agit de s’interroger sur l’application des principes de justice et d’égalité à travers l’impôt. La question de son effectivité est posée, notamment à travers l’hypothèse de la reproduction des inégalités.

Continuer la lecture de Alexis Spire, Faibles et puissants face à l’impôt, Paris, Raisons d’agir, 2012 →
  1. Nicolas Delalande et Alexis Spire, Histoire sociale de l’impôt, Paris, France, la Découverte, 2010, 125 p ; Alexis Spire et Katia Weidenfeld, L’impunité fiscale : quand l’État brade sa souveraineté, Paris, Éd. La Découverte, 2015 ; Alexis Spire, Résistances à l’impôt, attachement à l’État : enquête sur les contribuables français, Paris, Éditions du Seuil, 2018, 299 p [↩]

Les révolutions du commerce sous la direction de Jean-Claude Daumas : une importante parution avec une contribution du groupe d’Histoire sociale de l’économie de Perpignan

Le 26 novembre 2020 paraît un important ouvrage réalisé sous la direction de Jean-Claude Daumas. Ce dernier, Professeur à l’Université de Franche Comté, membre senior honoraire de l’IUF a,  après sa thèse sur l’entreprise Blin & Blin1, joué un rôle structurant sur tout le champ de l’histoire économique en France. Il a notamment dirigé des travaux majeurs sur l’histoire du patronat2, les dynamiques territoriales de l’industrialisation3 et écrit, plus récemment, une somme sur l’histoire de la consommation4.

Daumas Jean-Claude (ed.), Les révolutions du commerce. France, XVIIIe-XXIe siècle, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté (coll. « Les Cahiers de la MSHE Ledoux »), 2020, 362 p.

https://books.openedition.org/pufc/20229

Objectifs et organisation de l’ouvrage

Jean-Claude Daumas a invité un ensemble de chercheurs spécialistes de l’histoire de la distribution et du commerce à réfléchir aux grandes transformations qui ont eu lieu entre le XVIIIe  et le XXe siècle dans le commerce de détail. Il s’agissait « de réunir des recherches dispersées, et pour certaines en cours, afin de donner au public une vue d’ensemble des mutations du commerce de détail en faisant le choix de la longue durée et en cherchant à dégager la logique des évolutions. L’objectif n’est pas de décrire en détail tous les formats commerciaux qui, de la boutique à l’hypermarché, ont assuré la commercialisation des marchandises à destination du consommateur final, mais de se concentrer sur les formes dominantes afin de comprendre la logique des révolutions commerciales successives. Cette entreprise n’a de sens que si, d’une part, les formes de commerce sont étudiées en liaison avec les régimes d’accumulation et les modèles de consommation successifs, et de l’autre, si elles sont saisies largement et de manière très concrète (localisation, méthodes de vente, clientèles, aménagement du point de vente, produits, prix, publicité, rapports avec les fournisseurs, relations avec le consommateur, etc.). L’objectif est de dégager les conditions de l’apparition, du fonctionnement et du développement de chaque format et d’expliquer ce qui en fait la spécificité. »

D’autre part, l’un des objectifs était de de réfléchir parallèlement aux formes de régulation du commerce qui se sont succédé au cours du XXe siècle car « les normes de concurrence édictées par l’Etat ont joué un rôle essentiel dans le développement de la distribution ».

L’ouvrage est donc organisé autour de trois grandes parties :

1. De la boutique au commerce concentré

 2. Le commerce au prisme du produit

3. La distribution de masse : passé, présent et avenir.

Continuer la lecture de Les révolutions du commerce sous la direction de Jean-Claude Daumas : une importante parution avec une contribution du groupe d’Histoire sociale de l’économie de Perpignan →

  1. Daumas, Jean-Claude. « L’amour du drap: Blin & Blin, 1827-1975 histoire d’une entreprise lainière familiale ». Besançon: Presses universitaires franc-comtoises, 1999, 660 p [↩]
  2. Daumas Jean-Claude, Chatriot Alain, Fraboulet Danièle, Fridenson Patrick et Joly Hervé (eds.), Dictionnaire historique des patrons français, Paris, Flammarion, 2010, 1613 p. [↩]
  3. Daumas Jean-Claude, Lamard Pierre et Tissot Laurent (eds.), Les territoires de l’industrie en Europe, 1750-2000: entreprises, régulations et trajectoires, Besançon, France, Presses universitaires de Franche-Comté, 2007, 472 p. [↩]
  4. Daumas Jean-Claude, La révolution matérielle: une histoire de la consommation : France XIXe-XXIe siècle, Paris, France, Flammarion, 2018, 593 p [↩]

Prochain Séminaire: Sylvie Vabre comment le gout du roquefort vint au monde

Le séminaire d’histoire sociale de l’économie qui devait initialement avoir lieu le mercredi 29 janvier est reporté. La date sera bientôt disponible. C’est Sylvie Vabre, spécialiste d’histoire d’entreprise et d’histoire de l’alimentation qui présentera son travail sur la construction du marché de ce fromage.

Daniel Faget : 2 octobre marchés occidentaux et mutation des communautés de pêcheurs de l’Égée entre 1830 et 1914

Le prochain séminaire d’histoire sociale de l’économie, histoire sociale de l’art, aura lieu le mercredi 2 octobre de 16h à 18h, salle du département d’histoire, bâtiment Y, faculté des lettres et sciences humaines, université de Perpignan campus Moulin à Vent.

Daniel Faget est maitre de conférences HDR à Aix-Marseille Université et chercheur à l’UMR TELEMME.

La question de la qualité alimentaire en Belgique

Guiot, Flore, « L’État belge face aux enjeux de qualité alimentaire dans la seconde moitié du 19e siècle. Responsabilisation et institutionnalisation consacrées par les lois des 17 mars 1856 et 4 août 1890 relatives à la falsification alimentaire », Revue Belge d’Histoire Contemporaine, 2016, XLVI, no.3/4, pp. 136‑163.

Flore Guiot est doctorante en Histoire contemporaine à l’Université catholique de Louvain (UCL) en Belgique et travaille sous contrat doctoral[1] depuis 2016. L’axe de recherche qui est privilégié est celui de l’Histoire sociale et ses liens avec l’Histoire économique. C’est dans le Laboratoire de Recherches Historiques (LaRHis) qu’elle prépare sa thèse de doctorat sous la direction d’Aurore François, avec pour thème les politiques de sécurité alimentaire en Belgique de 1840 à 1920.

C’est dans la Revue Belge d’Histoire Contemporaine (RBHC) qu’elle consacre un article de vingt-sept pages sur la place de l’État dans la problématique de la falsification des denrées alimentaires. Il s’agit d’un travail de synthèse qui établit une mise au point sur les deux lois principales, leurs enjeux et leur portée, appuyé sur une bibliographie à rayonnement européen et outre-atlantique. Le propos est illustré par cinq documents de natures variées, d’une œuvre picturale naturaliste à une affiche publicitaire pour les beurres naturels et mixtes, en passant par deux photographies et un récépissé d’échantillon de laboratoire.

Cet article constitue le premier élément de réflexion de Flore Guiot, mettant en place plusieurs axes de son travail de recherche de thèse. L’année suivante, de nouveaux éléments complètent le champ du questionnement, à travers un autre article de revue[2]et trois communications lors de colloques[3]. Ce questionnement s’intègre dans un mouvement historiographique en renouvellement, et dans la continuité des travaux d’Alessandro Stanziani, Martin Bruegel et Madeleine Ferrières, pour ne citer que les références les plus récurrentes. Celles-ci ne sauraient éluder les nombreux autres historiens sur lesquels s’appuie l’auteure pour étayer son propos, mettant ainsi l’accent sur la dimension globale des enjeux de la construction qualitative alimentaire. La question n’est pas inédite. Il s’agit d’une rénovation de l’approche réflexive qui vise à décomposer sous plusieurs aspects la construction de la norme des denrées alimentaires au XIXe siècle.

Continuer la lecture de La question de la qualité alimentaire en Belgique →

Séminaire de recherche : Hommes, propriétés, lois et corps intermédiaires

Geneviève Gavignaud-Fontaine, Professeur émérite, Université Paul Valéry Montpellier 3, animera le premier séminaire d’histoire sociale de l’économie de l’année universitaire 2018-2019 autour de la notion de corps intermédiaires appliquée à la question des organisations de vignerons au XXe siècle en Languedoc et Roussillon 

Séminaire de recherche : Fraudes et manipulation du vin dans le biterrois au XIXe siècle. Mercredi 2 mai

Mercredi 2 mai 2018

« Fraudes et manipulations du vin dans le Biterrois au XIXe siècle», Marilyne Deves,  doctorante en histoire contemporaine (Université de Perpignan) – Salle de séminaire du département d’histoire – 16h-18h – Bâtiment Y (Université de Perpignan)

plan de Béziers 1880 octroi municipal et contributions indirectes rayon du droit d’entrée, projet d’extension AD34 4P39

Le concept d’encastrement expliqué par Mark Granovetter /Embeddedness explained by Mark Granovetter

Très utile présentation par Mark Granovetter lui-même du concept d’encastrement, un outil d’analyse des comportements économiques dans les sociétés contemporaines

Mark Granovetter est le sociologue américain qui a, dans ses travaux, discuté une partie du travail de Karl Polanyi en contestant l’idée selon laquelle la Grande transformation des sociétés anciennes aux sociétés industrielles avait été caractérisée par le fait que les comportements économiques contemporains n’étaient plus liés à un “encastrement” social. Pour Polanyi, les actions du champ économique sont centrées de plus en plus sur des comportements reposant sur le calcul rationnel économique dans un contexte de socialisation très faible. Mark Granovetter mobilise donc à nouveau le concept d’encastrement pour discuter cette idée et montrer à quel point les comportements économiques sont au contraire encore fortement liés aux relations sociales, notamment à partir de l’analyse des réseaux.

Où l’on voit comment la sociologie économique nourrit notre réflexion pour comprendre les comportements économiques des hommes dans les sociétés passées. En remettant en avant l’encastrement des comportements économiques dans les sociétés contemporaines, Mark Granovetter nous force à relire un certain nombre de grands récits de l’industrialisation qui présentent de manière trop simpliste les transformations de l’industrialisation et des sociétés industrielles, notamment autour du Crédit ou de la création de la confiance.

Pour aller plus loin :

Polanyi, Karl. La grande transformation: aux origines politiques et économiques de notre temps. Traduit par Catherine Malamoud et Maurice Angeno. Paris, France: Gallimard, 2009.
et
Granovetter, Mark. « Economic Action and Social Structure: The Problem of Embeddedness ». American Journal of Sociology, 1985, 481–510
Et  en français :
Granovetter, Mark. Le marché autrement: les réseaux dans l’économie. Traduit par Isabelle This Saint-Jean. Paris, France: Desclée de Brouwer, impr. 2000.

Une thèse sur le commerce et les marchands : Sklaerenn Scuiller, Le commerce alimentaire dans l’Ouest de la France au XVIIIe siècle. Territoires, pratiques et acteurs

L’ambition de ce travail1 est d’apporter un éclairage nouveau sur le commerce des biens de consommation dans l’Ouest de la France au XVIIIe siècle ; d’en saisir l’organisation spatiale mais aussi sociale, en mettant en perspective les pratiques et les liens tissés par les acteurs du commerce, particulièrement les commerçants modestes. L’étude porte sur la province de Bretagne et la généralité de Caen, deux territoires voisins mais très différents sur le plan économique. L’un dispose de ports très importants pour le commerce alimentaire, l’autre de riches produits agricoles capables de nourrir d’importants flux commerciaux vers l’intérieur du royaume, notamment Paris.

Continuer la lecture de Une thèse sur le commerce et les marchands : Sklaerenn Scuiller, Le commerce alimentaire dans l’Ouest de la France au XVIIIe siècle. Territoires, pratiques et acteurs →

  1. Thèse préparée à l’Université de Rennes II sous la direction du professeur Annie Antoine, soutenue le 11 décembre 2015 [↩]